Le calme avant le swag


Ces derniers temps, les jours se suivent, aucun ne se ressemble. Le sens et l’énergie déployés au quotidien se répercutent sur les actions et les projets dans la folle équation du renouveau. J’entrevois heureusement des instants de paix. Des séquences furtives durant lesquelles je scrute les cristaux du temps, pour capter non pas le reflet déformé de mes envies, mais l’éclat de ma force et de mes objectifs. J’avance.

Comment dire.

Comment dire.

RETOUR DANS LE RÉEL

Alors, ce Festival des Jeux à Cannes ? J’ai retrouvé des amis, préparé 2021 et surtout j’ai développé des techniques de contorsion pour ramper vers l’essentiel à 4h du matin. Si je devais résumer en un mot, ce serait : parfait.

Durant le séjour, j’ai prêté mon temps avec grand plaisir. Pourtant je n’attendais rien de l’événement. Faut dire, je ne vais plus en festival pour visser mon derrière à une chaise – pas que ça me déplaît. Mes préoccupations étaient ailleurs, concentrées sur la refonte de mon paradigme intime (j’avais tellement envie d’utiliser le mot paradigme pour parler de ma vie perso tu vois). En 2020, les dispositions évoluent et des conditions favorables se mettent en place pour des retrouvailles en séances de dédicaces.

« Salut, je suis Supergrippe et je vais annuler tous les festivals de l'année. »

« Salut, je suis Supergrippe et je vais annuler tous les festivals de cette année. »

 

À la base, je suis le gars qui bosse dans une cave aménagée et qui invite parfois un-e pote histoire de partager une aventure – *rire forcé. J’y ai longuement esquissé les idées d’un avenir passionnant. Un parcours émaillé de difficultés, de déceptions à la hauteur des ambitions, la vie quoi (oui, ce truc dégueulasse qui sent le fond d’un mojito). Aujourd’hui le printemps revient et on finit d’éponger la sueur. On ramasse les dents pour en faire un beau collier et on apprécie les croquis. Je remarque un truc. Malgré les peines, les efforts ou toutes autres formes de tempête : tout ce qui a été construit demeure. Les meilleures surprises restent donc à venir.

MAIS ALORS ?

Le FIJ n’était pas dépourvu de surprises, j’ai laissé venir les choses. Et par CHOSE, je ne parle pas de cet étrange individu posté à un angle, en train de me dévisager comme si mon bodypaint dégoulinait. L’iris brillant et l’esprit luttant contre les délices d’une mémoire sélective, je reconnaissais les têtes.

Lui, j’l’aime bien, lui me dit quelque chose lui je PEUX pas le SUPPORTER Ô mon dieu J’ESPÈRE QU’IL VA se manger le menton dans le tapis RHOLALA c’est pas sympa nianiania PFFF.

Si tu te reconnais parmi ceux-là n'hésite pas à laisser un commentaire pouce bleu mets la cloche.

Si tu te reconnais parmi ceux-là n’hésite pas à laisser un commentaire pouce bleu mets la cloche.

Bien sûr, il y a des rencontres manquées pour cause d’indisponibilité (petite pensée à Charlotte, Tatiana, Ian, Nathalie… avec qui j’aurai aimé partager un instant). Cependant, je me laissais porter par les vents des nouveautés ludiques. Les ressources déployées dans ces événements inspirent. Elles nourrissent mon MOJO et orientent naturellement mon attention : intérêts de cœur, amitiés, projets, timides affections… avec de toute évidence des retrouvailles incongrues ou bousculées. Dit autrement, tout ce qu’il faut pour rendre la promenade plus fascinante encore. Encore une fois, je n’imposais aucun jugement ni n’attendais de ces échanges trop ou trop peu. Jamais déçu donc.

Pour le reste, il y avait ces interrogations à la fois surprenantes et logiques. Notamment concernant mes activités. Oui, ces dernières années mon bac à sable a grandi, au niveau des possibilités et des enjeux, qui ne se limitent plus à mon statut d’auteur. Je poursuis mon bonhomme de chemin – expression des années 2000 – tranquillement en qualité de chef de projet, consultant, créateur de contenu, streamer, torréfacteur… Cela me paraît évident, ça ne l’est en vérité pas du tout. D’autant dans un monde d’étiquettes, de post-it, de bloc-notes, de conclusions rapides et de certitudes microcosmiques.

FLASH SPÉCIAL

Mahyar, qu’est-ce que tu fous nom de Zeus Dieu des Éclairs Pourfendeur de Festins ?

Du tourisme ? Non, sérieusement. 2019 conclut des années de constructions, naïvement érigées avec l’idée selon laquelle on peut en profiter en bonne compagnie. En vrac, résumons de la manière suivante : la poursuite à temps plein de la défense du droit de l’auteur et du souscripteur (suivez mon regard, aventuriers), la mise en place de dossiers éditoriaux pour 2022, la constitution d’une équipe d’auteurs au swag qualitatif, des nouvelles aspirations personnelles, le tout en menant de front des activités quotidiennes, dont des productions vidéos avec plus de 650K vues sur ma chaîne secondaire, plus d’un million de vues dans mes émissions en Live, des scénarios de JDR publiés ou en cours de publication, des jeux de société accompagnés en coulisse, deux JDR rédigés, un autre amorcé…

Pour être honnête, je ne saurai pas expliquer comment tout ça a pu se faire au regard des contextes. Probablement un cocktail de café, de sport, d’insolence, d’enthousiasme et de foi. Le tout porté par la dynamique de Patrick Swayze. Même là j’essaie là de l’expliquer, ce petit bilan, mais ça me paraît irréel. Une fois dans l’effort, ce qui est accompli semble si… éphémère. Ou peut-être que certains ont raison. Des clones occupent 95% de mes activités pendant que je maintiens difficilement le centre d’inertie de mon verre de rhum.

Maman, regarde je porte du blanc !

Maman, regarde je porte du blanc !

ICI ET MAINTENANT

C’est fort de certaines leçons et en observant un climat de prudence que les choses avancent. Des névroses persistent, évidemment, la peur de décevoir ou d’être déçu. Heureusement, l’œil capte l’essentiel, le cœur de la mécanique, la moelle substantifique, l’essence, le sel de la salade César. L’étincelle est là, le résultat de profondes remises en question. Tandis que le printemps pointe son nez et avec ça le nouvel an iranien (debout là dedans, Mahyar c’est pas un pseudo piqué à Tolkien) on va lever le rideau sur les prochaines publications de jeux, les nouvelles émissions impliquant deux années d’élaboration, les aventures humaines actuelles et à venir. Avec l’envie de les partager. L’heure tourne. Après l’envoi de cet édito, je retourne à mes textes, promis ! Ensuite je m’autorise une sortie. Dans les deux cas, ce sera avec la conviction selon laquelle je serai bien accompagné les prochains mois.

Mahyar

 

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