[Fanfictions Aventures] Aventures : Par un Pomélien Passionné

Fanfictions, nouvelles, romans

Modérateur : Modo Ninja

Avatar de l’utilisateur
Vincere The Wolf
Messages : 957
Enregistré le : mer. 8 mars 2017 01:14
Localisation : La lune
Contact :

[Fanfictions Aventures] Aventures : Par un Pomélien Passionné

Messagepar Vincere The Wolf » mer. 4 oct. 2017 20:50

Nouveau sujet où je posterai mes fanfictions sur l'univers et les différents personnages de notre web-série favorite : AVENTURES ! Il s’agira d'ailleurs de mes premières fanfictions... J’espère qu'elles vous plairont !
"Ce que j'aimerais être, mais alors vraiment, c'est un soc de charrue. Je ne sais pas en quoi ça consiste, mais ça me paraît une existence qui laisse une trace" La Huitième couleur Terry Pratchett.

Avatar de l’utilisateur
Vincere The Wolf
Messages : 957
Enregistré le : mer. 8 mars 2017 01:14
Localisation : La lune
Contact :

Re: [Fanfictions Aventures] Aventures : Par un Pomélien Passionné

Messagepar Vincere The Wolf » mer. 4 oct. 2017 20:51

Au-delà du démon



Balthazar avait écumé quelques pintes dans une taverne au nom volatil. C'est tout naturellement, qu'à la suite de cela, le jeune mage se mit à arpenter les rues faiblement éclairées par des lueurs citadines, cherchant désormais à satisfaire un tout autre désir que celui de se désaltérer. Une maison de passe, se dressa soudainement entre deux bâtiments vétustes qu'Octavius ne songea guère à observer. Il avait atteint son but, et y pénétra avec le sourire caractéristique des conclusions heureuses.
L’intérieur, se révéla être un véritable nid à sensation, des parfums fleuris mêlés à l'odeur âcre du tabac nain, vinrent titiller les narines du jeune homme, qui, tout en progressant dans le brouhaha ambiant, tentait de filtrer l'air acide en plaquant l'une de ses amples manches contre ses voies respiratoires. Il traversa la salle principale, en évitant les serveuses pressées, vêtues de fines robes fendues aux hanches, et les habitués trop prompts à penser leur terrain de jeu menacé par un inconnu. Balthazar s'installa, le dos posé contre l'une des colonnes soutenant le premier étage, et commença à scruter l'assemblée de ses yeux de chat. Son air intéressé se figea bien vite en une expression sérieuse. Un événement sur sa gauche, le poussa à se désolidariser de son appui pour dresser sa pâle face au-dessus des clients proches. Il réalisa, visualisant une scène intrigante, qui éveilla en lui un certain malaise. Serrant fortement son bâton à la texture rugueuse, le mage s’élança à nouveau à travers la foule bruyante. Il atteignit bientôt un groupe d'hommes portant de légères armures de cuir et des armes de très mauvaises factures. Peut-être des mercenaires, ou bien des bandits, en réalité leur statut social n'intéressait que peu le demi-diable, dans les deux cas le prix était souvent le même, restait à savoir combien de pièces d'or ou de traits de feu...

- Bonsoir messieurs ! Salua-t-il avec un rictus qu'il força à paraître jovial.

Il se concentra ensuite sur la fillette d'une dizaine d'années que l'un de ces vauriens maintenait par l'avant-bras.

- Drôle de lieu où emmener sa fille. Continua le mage.

Il devinait bien que le seul lien qui unissait les deux individus était la poigne du guerrier, mais dans un souci de bienséance, il lui sembla logique d'effacer tout risque de malentendu. Le petit groupe armé se mit à rire à gorges déployées. Tout en tirant la gamine au plus près de lui avec un regard défiant, l'individu répondit au mage.

- C'est au gérant qu'il faut dire ça mon gars, il m'a laissé me servir, alors j'ai choisi ce qui me paraissait le plus tendre... Lança-t-il en caressant gauchement les hanches de l'enfant.

Balthazar serra les dents. Souhaitant régler cette affaire au plus vite et, dans la mesure du possible, sans trop de dégâts, il ne put s'empêcher de capter la chaleur s'emparant de son être.

- Il suffit. Émit-il en frappant du bout de son bâton contre le sol.

Une aura étouffante imprégna dès lors la zone d'échange, imperceptible pour le reste de la salle qui s'affairait joyeusement à passer le temps, cette onde oppressante calma net l'hilarité de l'escouade. Certains hommes moins tendus que les autres joignirent une main tremblante à la garde de leurs épées émoussées.

- A quoi tu joues l'ami ?.. Cracha l'un d'eux en commençant à dégainer discrètement.

Le demi-diable plongea alors son regard rubis dans celui de l'interrogateur.

- Cela va dépendre de vous. Dit-il d'une voix suave.

Il laissa flotter un silence de mort, passant ses yeux brûlants d'un guerrier à un autre. Puis ricana doucement.

- Je m'en vais vous faire une proposition qui, je crois, éveillera en vous un certain, intérêt. Débuta-t-il en promenant ses doigts minces le long de son sceptre.
- Soyez attentifs, je ne me répéterai pas. Je vous offre un avenir. Quel genre d'avenir me demanderez-vous ? Question légitime... Bien, cela ne concerne que vous, la consistance de cet avenir, sera liée à vos choix, vos actes, et à partir du moment où je vous aurai fait cadeau de cette coquille vide, son remplissage ne me regardera en aucune façon.

- Qu'est-ce que tu baragouines ?.. Grogna brusquement celui qui tenait la petite par la taille.

- Je vois... Écœurant et stupide en prime, décidément... Fit Balthazar en roulant des prunelles. Je vais faire simple. Si vous souhaitez voir l'aurore perler, lâchez-la. Conclut-il en désignant la fillette.

Cet ordre sonna le changement d'ambiance, oubliant la posture défensive, le groupe s’apprêtait maintenant à démontrer sa force. La plupart de ses membres se levèrent promptement, dépassant presque tous, d'au moins une tête, le pyromancien. La gamine fut mise à genoux par son agresseur, qui, armé d'un sourire carnassier, lui tirait les cheveux en pouffant. L'agitation capta l'attention de quelques clients curieux, ne semblant guère enclin à intervenir tant que leurs chopes étaient hors de danger.

- Tu n'es pas vraiment de taille à élever la voix face à des mercenaires... Rit le tortionnaire.

- Tu apprendras que la puissance d'un être n'est en rien proportionnelle à son apparence. Répliqua sereinement Balthazar.

- Ton ton m'agace bâtard de magot. Rétorqua son interlocuteur.

- Si tu ne m’obéis pas, tu auras bientôt d'autres préoccupations mon grand, et je crains qu'elles ne soient plus « agaçantes » que le son de ma voix. Menaça le mage en fronçant les sourcils.

A ces mots, Balthazar se concentra suffisamment pour lancer son sortilège de communication mentale, établissant aisément le lien avec son adversaire. Il savait pertinemment que tout se jouerait sur cette action, les armes étaient tirées, et un seul geste, une seule autre tirade de travers, lâcheraient ses molosses sur le demi-diable... La sécurité de la gamine prévalait. Ainsi fit-il résonner dans l'esprit de ce bougre une complainte sinistre, accompagnée d’échos de murmures terrifiants, le tout en maintenant sur lui un regard noir.

« Il y a dans ce monde des entités qui prolifèrent dans les ténèbres. Elles guettent les Hommes, traquent leur essence à la recherche de failles dans lesquelles se glisser... Tu as ouvert la porte à ces créatures mercenaire, ton sort est scellé. Tu fais face à l'incarnation de la destruction. Choisis-tu de narguer davantage les êtres qui te dépassent en tous points ? Souhaites-tu réellement outrepasser les lois qu'elles ont inscrites dans les entrailles du Cratère, à l'encre ensanglantée des anciens dieux déchus, suintant sur la plume faite des ossements de serviteurs désobéissants... Veux-tu goûter au poison primordial... Freynart Galloswald ?... »

- Bai... Baissez vos armes... Bafouilla celui dont le nom était caché de tous depuis des lustres.

Il lâcha, en frissonnant, la chevelure de la fillette puis se leva de sa chaise, dépassant ses camarades incrédules pour aller épauler le mage. Fixant le vide avec terreur il s'adressa une dernière fois à celui-ci.

- Co... Comment... D'où connais-tu mon nom... ? Murmura-t-il gravement.

- Tu l'as confessé aux entités qui nichent dans tes songes Mercenaire... Susurra mielleusement Balthazar en posant sa main sur l'épaule de Freynart.

- Mais... Ces voix... Elles t’obéissent non !? Alors... Elles ne me feront rien n'est-ce pas... Si... Si je m'en vais ? Demanda, fébrile, le guerrier.

- Bien entendu mon ami. Souffla le demi-diable.

- Merci... Puis-je avoir ton nom maître des ombres...que je n'oublie jamais qui craindre... Supplia sincèrement le mercenaire en sueur.

- Oh... Tu peux m'appeler Mage, ma véritable identité t'a déjà été révélée. Allez, maintenant vas.

Sans demander son reste Freynart disparut comme un chiot apeuré, emportant avec lui les membres de sa meute, interloqués. Balthazar se rua auprès de la gamine, s'agenouillant en lui tendant la main.

- Rien de cassée petite ? Demanda-t-il gentiment.

Elle garda le visage baissé, voilé par des mèches rousses pointant vers le plancher de la pièce. Ses doigts recroquevillés étaient tâchés de bleu, signe de blessures récentes. Ses bras nus et maigres, semblaient risquer de l'abandonner à tout moment tant ils étaient lâches et tremblaient frénétiquement. Le jeune mage remarqua ensuite les larmes qui plongèrent contre le bois miteux. Il fut navré, terriblement... Et abaissa sa main.

- Je comprends, un homme est certainement la dernière chose que tu as envie de voir... Soupira-t-il tristement. Aussi vais-je te laisser en paix.

Il s’apprêtait à se relever, lorsqu'il sentit quelque chose le tirer par la robe. Se tourna derechef vers la petite, Balthazar tomba sur ses yeux larmoyants. Deux grands orbes luisants couleur émeraude, éclairant une petite bouille mât et meurtrie. Une moue agitée, se dessina sous le nez en pointe de la fillette, et elle essaya de prononcer quelques mots avant de laisser à nouveau sa tête flancher en émettant une profonde plainte. Sa poigne se serra davantage sur le vêtement du pyromancien attendri.

- Prends ma main. Dit-il tendrement.

Cette fois, la gamine s'exécuta mollement, se remettant sur pied en s'aidant du mage. Ce dernier la conduisit ensuite loin de l'agitation, s'adaptant au rythme de celle-ci, et prenant bien soin de ne pas la perdre de vue. Ils gravirent ensemble les escaliers qui menaient au premier.
Devant chaque porte de chambre, se tenait une femme au sourire enjôleur se mouvant gracieusement dans une tenue frivole. Balthazar sortit prestement de sa bourse une poignée de pièce d'or, qu'il posa délicatement dans la paume de la première qu'il croisa, avant d'entrer dans la pièce qu'elle gardait. Il demanda ensuite poliment à la jeune femme de trouver quelque chose à faire de cette somme, tout en veillant à de pas le déranger. Une fois la porte close et la paix reine, le pyromancien fit s'asseoir la petite sur le lit. Il gagna, quant à lui, la fenêtre qu'il ouvrit pour faire évacuer l'odeur des plaisirs passés, et s'y installa en contemplant le plafond. Après un temps, dépensé à épuiser le nombre de meubles observables, Balthazar se mit à regarder la petite. Elle semblait aussi gênée que le jeune homme. Il se trouva stupide, lui qui était d'un naturel calme et éloquent avait totalement perdu pied face à la détresse de cette enfant, dans une pulsion protectrice il lui était paru logique d'emmener la fillette à l'abri, mais... Le lieu choisi était plein d'un sens qu'il aurait préféré ne pas suivre...

- Tu veux que j'aille te chercher un jus de groseille ? Demanda-t-il subitement pour briser le mutisme.

La gamine ne montra aucun signe, ni d'affirmation ni de négation, elle fixait ses mains liées, et croisait ses pieds noircis avec un air peiné.

« Parfait... » Songea ironiquement le mage.

- Au fait, je ne me suis pas présenté, je me nomme Balthazar Octavius Barnabé, mage de feu spécialisé... Eh bien... Dans le feu... De la célèbre Tour des mages ! Peut-être connais-tu le village de l'Ermitage ? Mon école se trouve non loin de celui-ci ! Enchanté euh... Comment te prénommes-tu ? Clama le mage avec un grand sourire.

La fillette, ignora à nouveau la question.

- Tu as déjà entendu parler des mages ? Fit calmement le demi-diable.

Cette fois, la petite hocha discrètement la tête.

- Formidable ! Lança Bob.

Il attrapa une chaise qu'il n'avait que trop vue.

- Tu permets ? Questionna-t-il.

Suite à un second acquiescement, le mage la plaça non loin de la gamine et s'y assit tranquillement. Désormais face à elle, il poursuivit son discours introductif.

- Tu es donc familiarisée avec le concept de psy ? Interrogea-t-il.

L'enfant leva les épaules en évitant le regard de Bob, puis dirigea le sien sur la pierre magique qui ornait le bâton du pyromancien. Elle sembla étudier curieusement le sceptre. Remarquant cela, Balthazar fit tourner l'objet avant de le saisir à deux mains, pour le brandir de façon théâtrale devant la gamine.

- Tu peux me le garder un instant ? Je vais aller faire un petit tour dehors. Je reviens vite. Dit-il.

Avec un sourire qui aurait réchauffé le cœur d'un élémentaire de glace, la fillette attrapa le bâton. Bob quitta dès lors la pièce sans inquiétudes.

Quand il revint, il trouva la petite en train de faire tournoyer l'artefact en bondissant du lit au tapis, et émettant de légers sons censés représenter le bruit des sorts invoqués. Apercevant le mage, elle perdit l'équilibre et tomba sur les fesses avec une expression d'intense embarras. Le demi-diable ne put s'empêcher d'éclater de rire. Comme entraînée par l'intonation pleine de sincérité du mage, la petite laissa fondre la honte, pour émettre à son tour un gloussement cristallin.
Les heures s'écoulèrent avec les histoires que Balthazar conta à la gamine attentive, il lui parla de Shin, Théo et Grunlek ses compagnons de route et amis, s’égosillant dans le récit de leurs aventures dans tout le Cratère. Finalement, emmitouflée dans les draps frais, l'enfant s'endormit en serrant tout contre elle le sceptre de Balthazar. Il la regarda longuement avec un air apaisé, émerveillé par la pureté de l'innocence. Il se laissa tomber sur le dossier de son siège...
« Et maintenant Balthazar... Et maintenant... » Pensa-t-il gravement. Il aurait voulu qu'elle ne se réveille jamais, qu'elle n'ouvre plus les yeux sur cette réalité atroce qui était la sienne... Peut-être un moment, avait-elle enfin connu l'affection qu'elle méritait, mais alors l'horreur de ce monde ne deviendrait-elle pas encore plus difficile à supporter ? Il avait voulu se déresponsabiliser en couvrant le gérant de pièce d'or, presque suppliant pour l'avenir de cette fillette, que cette ordure osait appeler « ma fille »... Mais ce n'était qu'une illusion, un prétexte pour reprendre la route sans regret.

Elle ouvrit les yeux sur une chambre vide. Ressentant bien vite, l'absence de ce qu'elle avait serré si fort en s’endormant, qu'elle pouvait encore en décrire la forme à la perfection. La chaise était là, mais pas le mage souriant... Seulement le vide, froid, douloureux. La fillette se jeta hors des draps tièdes en sanglotant, trébuchant sur le tapis sans pour autant interrompre sa course. Elle ouvrit violemment la porte, descendant les marches avec une fougue que ne pouvait laisser imaginer sa frêle constitution. Elle trouva la salle principale dénuée de toutes activités... Les tables étaient renversées, les chaises en morceaux... Les murs... Griffés. Le tout recouvert d'une couche noirâtre et fumante. Des cendres. La pièce n'était plus qu'une carcasse que le feu avait consommée sur de multiples facettes. Une odeur de chair carbonisée donna la nausée à la gamine, qui sans chercher à en trouver l'origine se précipita dans la rue.
L'aube pointait. Un soleil rougeoyant, couvrait le village de ses rayons réconfortants. Partout, des bâtiments brûlaient, le sol terreux lui, était jonché de cadavres cramés. C'est au milieu de ce chaos funeste que la fillette progressa lentement, vers le soleil levant. Une ombre massive se dressa soudainement contre l'astre solaire. Un titan à la peau écailleuse et pourpre, aux membres griffus, et au crâne prolongé par deux cornes courbées vers l'arrière. Il fit paraître de larges ailes de dragons, qui s'élevèrent au-dessus de ses épaules musclées. La créature poussa un rugissement horrifique, puis s'avança lourdement en direction de la gamine tétanisée. Les yeux affolés de l'enfant, finirent par apercevoir le bâton de Balthazar, abandonné, à quelques mètres seulement d'elle. Les paroles du mage s'immiscèrent dans ses pensées que la peur rendait confuses.

« Tu peux me le garder un instant... »

N'écoutant plus que son cœur, elle se jeta au sol pour s'emparer du sceptre. Les pas de géant cessèrent, et elle comprit, quand la lumière du soleil se dissipa, que le monstre l'avait rejoint. Son souffle bestial emplissait ses oreilles, et mordait sa peau délicate. Malgré la terreur, elle ne put s'empêcher de lever son fin visage, et ses prunelles émeraude se fondirent dans le rubis des iris de la créature cauchemardesque. Elle y reconnut alors une teinte familière. De son coté le monstre avait abaissé le poing qu'il se préparait à abattre. Son souffle s'atténua, alors qu'il dévisageait placidement l'enfant agenouillée. Les flammes alentour se répandaient d'une bâtisse à une autre en se goinfrant de tout ce qu'elles trouvaient à leur goût... Ignorant la destruction, Elle et Lui se regardaient silencieusement. La petite se rappela le bâton et finit par le brandir de ses deux mains à l'intention du colosse.

- Je te le rends maintenant... Émit-elle de sa douce voix.

Des larmes firent luire ses yeux innocents. Le monstre commença à se tordre de douleur, comme s'il affrontait une part de lui, un fragment certes surpassé, mais intimement présent, luttant pour reprendre le dessus. Il poussa des cris de rage, expulsant des jets de feu de son être, qui allèrent s'échouer sur les bâtiments en ruine et le sol couvert de mort. Une épaisse fumée noire apparut, voilant la bête qui se débattait violemment. Enfin, plus rien. Les plaintes se turent, et la nuée obscure s’effaça pour révéler le jeune mage de feu, Balthazar, complètement nue et haletant.Témoin de la scène, la fillette se hâta de rejoindre à la maison de passe. Elle en revint en traînant un long drap blanc dont elle vêtit le mage aux joues écailleuses. Il attrapa son bâton, restant à terre, le visage clos et abattu. Il savait ce qu'il s'était produit, se remémorant la colère quand le gérant avait refusé de lui laisser la petite, et lorsque riant grassement il avait suggéré au mage de « bien profiter d'elle avant de partir »... Mais il avait outrepassé la règle qu'il s'était fixée... Comment le monde pourrait un jour faire confiance aux demis-diables, si l'un d'entre eux était capable, sur un coup de tête, de réduire un village en cendres.

«  Mes amis, je me dois d'entreprendre un voyage solitaire. Il me faut me forger, apprendre à maîtriser ma nature, pour devenir pleinement l'homme que je souhaite être. »

Ainsi avait-il pris cette décision, choisissant l'isolation pour comprendre enfin ce qu'il est. Mais la seule opinion qu'il pouvait avoir à ce moment précis, était celle qui se voulait réaliste, « je suis un démon » pensa-t-il. Le désespoir aurait sûrement raison de lui à présent.

- Phoenea... souffla timidement la fillette. Je m'appelle Phoena.

Balthazar leva alors sa morne face, pour découvrir une petite main tendue vers lui avec un sourire bienveillant.

- Prends ma main. dit-elle tendrement.
Modifié en dernier par Vincere The Wolf le mar. 1 mai 2018 21:03, modifié 4 fois.
"Ce que j'aimerais être, mais alors vraiment, c'est un soc de charrue. Je ne sais pas en quoi ça consiste, mais ça me paraît une existence qui laisse une trace" La Huitième couleur Terry Pratchett.

Von Roserfiller
Messages : 155
Enregistré le : jeu. 6 juil. 2017 12:12
Localisation : Perdu dans les Enfers

Re: [Fanfictions Aventures] Aventures : Par un Pomélien Passionné

Messagepar Von Roserfiller » sam. 7 oct. 2017 14:49

J'adore ton histoire!On aura une suite ou c'est juste un One-Shot?Dans le cas ou c'est un One-shot sur quel personnage tu compte faire ta prochaine fan-fiction?

Avatar de l’utilisateur
Vincere The Wolf
Messages : 957
Enregistré le : mer. 8 mars 2017 01:14
Localisation : La lune
Contact :

Re: [Fanfictions Aventures] Aventures : Par un Pomélien Passionné

Messagepar Vincere The Wolf » dim. 8 oct. 2017 00:39

Bonsoir ! Tout d'abord, je suis très heureux qu'elle t'ait plu :) ! Je ne pense pas faire une suite à cette petite histoire ! Par contre ma prochaine Fanfiction qui arrivera mercredi sera sur notre bien aimé Théo ! :D
"Ce que j'aimerais être, mais alors vraiment, c'est un soc de charrue. Je ne sais pas en quoi ça consiste, mais ça me paraît une existence qui laisse une trace" La Huitième couleur Terry Pratchett.

Maria mercedes
Messages : 5995
Enregistré le : dim. 25 sept. 2016 11:25
Localisation : dérrière un écran.

Re: [Fanfictions Aventures] Aventures : Par un Pomélien Passionné

Messagepar Maria mercedes » dim. 7 janv. 2018 21:48

Une histoire sympathique qui résume bien Bob et son dilemne intérieur. D'un côté un humain qui aime les plaisirs et ne supporte pas l'injustice et de l'autre le démon qui a une grosse colère et une puissante force destructrice.
Bob doit se trouver, il est les deux à la fois et doit apprendre à s'accepter et gérer ces deux facettes de son être. Une longue quête ardue.
Je trouve cela très bien écrit. J'attends de voir la prochaine histoire. :)
"Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" "Défaites vos idées toutes faites sur l'anarchie"

Avatar de l’utilisateur
Vincere The Wolf
Messages : 957
Enregistré le : mer. 8 mars 2017 01:14
Localisation : La lune
Contact :

Re: [Fanfictions Aventures] Aventures : Par un Pomélien Passionné

Messagepar Vincere The Wolf » lun. 8 janv. 2018 20:36

Merci beaucoup Maria, pour ce retour positif, accompagné d'une remarque très intelligente sur ce cher Balthazar ! ^^ Je devais écrire sur Théo... Mais manque d'envie et de temps pour le moment... A voir... :D
"Ce que j'aimerais être, mais alors vraiment, c'est un soc de charrue. Je ne sais pas en quoi ça consiste, mais ça me paraît une existence qui laisse une trace" La Huitième couleur Terry Pratchett.


Retourner vers « Textes »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité